mercredi 18 août 2010

Le cardinal et les enfants de choeur


Nous avons reçu ce commentaire de notre envoyé spécial à Saint-Sébastien. Reseña express, San Sebastian, le 16/10/2010 : <!--[if !supportLineBreakNewLine]--> <!--[endif]-->
Toros de Nuñez del Cuvillo, colorados, armés sans excès, bravitos, juste de pattes et d'une noblesse con, fondante. El Tato ne tata rien. JM Manzanares, né avec une cuillère d'argent dans la bouche, fut, sans ironie, à la hauteur de son père à son premier, lidiant et tuant avec élégance et sobriété :deux pavillons à la braderie de Saint Esprit mais un au marché du samedi matin au Petit Bayonne. A son second, il gâcha, comme un enfant gâté (cf la cuillère d'argent) le toro de la tarde qui lui offrait ses appendices sans malice, avec douceur et confiance. Morante de la Puebla, le torero de la tarde, lidia à la gitane, un petit lot sucré. Il caressa avec l'étoffe doucement veloutée d'un cardinal, ses deux enfants de choeur, sans risquer, lui, la police des meurs. Cet homme, sans concession pueblerina, sincère du vertex aux zapatillas, est le miroir du torero, le rendant par ses attitudes, d'une humanité universelle. Il fut le seul, bien sûr, exclu du club des "circulaires" Une plaza d'une tristesse bétonnière, vide au deux tiers, laissant entrevoir une prise de relais basque de la tauromachie catalane. Tapas et tinto de haut niveau, mais seul à être servi dans un verre à cidre, sans droit au ballon et la cuenta directe. Topo surchauffé et niveau sonore empêchant toute tertulia, mais c'est tellement bon! <!--[if !supportLineBreakNewLine]--> <!--[endif]-->
Caperuza (un brin parano?)

1 commentaire:

  1. Les oreilles ne sont significatives nulle part. Bien souvent généreuses, elles n'ont jamais la même valeur selon les lieux, et même selon la course ! Combien de fois en effet a-t-on vu des trophées au mérite très différent dans une même corrida. Pour ma part, les meilleurs souvenirs taurins que j'ai proviennent des corridas ou novilladas où les oreiles des toros sont restées scellées lors de leur départ au desolladero.
    Florent Moreau (source facebook)

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