vendredi 12 novembre 2010

Fruit de Mer

Les cheveux longs, gominés, tombent sur un costume impeccable ouvert sur des breloques et chaînes apparentes.Barbe de desperado.
Les doigts ornés de bagues imposantes enserrent un whisky coca éternel.
Avec ses airs de mauvais garçon Diego El Cigala (la langoustine) nous embarque dès que sa voix rocailleuse se met à chanter dans une faena gitane .Les détails exquis parsèment au gré des chants les moments de duende que soulignent des musiciens de feu.
Il me revient à l'esprit le souvenir de ce concert tenu en banlieue toulousaine au mois de mars dernier.
Aussi soyeux que la demie de Rafael,qu' une aidée par le haut de Morante, aussi doux qu'un derechazo du père Manzanares parfois , puissant et envoûtant souvent et toujours sur le fil comme le maître Tomas.
Olé Diego, Olé El Cigala.Et après avoir dompté son public, les lumières se rallument...la mise à mort!

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