jeudi 27 décembre 2012

Carbone 14

L'article : http://www.elmundo.es/elmundo/2012/12/19/toros/1355931365.html
Manzanares vient nous inventer l'épée et l'estaquillador en carbone...

Le défunt torero Luis Fuentes Bejarano a dû se retourner dans sa tombe en apprenant la nouvelle. Déjà, en janvier 1993, dans un entretient traduit sur CamposyRuedos, l'épée factice le torturait :
Il y a autre chose qui me fait beaucoup de peine, c'est de voir les toreros d'aujourd'hui réaliser les faenas de muleta avec l'épée de bois. Mais où allons-nous ? Est-ce que les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas capables de manier l'épée d'acier, ou est-ce qu'ils se présentent tous blessés ? (Le règlement taurin obligeait autrefois le torero à présenter un certificat médical pour pouvoir utiliser l'épée de bois. Actuellement [1999], deux toreros respectent la tradition et utilisent l'épée de mort dans la muleta : Tomás Campuzano et Juan Mora. (Note Tendido.) L'une des quatre épées que j'ai conservées — celle dont je me servais habituellement, je l'ai offerte au musée taurin de la Maestranza — pesait 600 grammes, fourreau compris. Un million de billets neufs pèse un kilo. Et y a beaucoup de toreros qui encaissent plusieurs « kilos » par tarde qui ne peuvent pas soulever 600 grammes d'acier et ont recours à l'épée factice. Et ceci s'est tellement généralisé que ce qui était autrefois une exception est devenu la norme. Je ne le comprends pas. D'autant que bien souvent, sinon presque toujours, quand le toro demande la mort, le matador perd un temps précieux dans l'aller-retour pour changer l'épée. La vérité du toreo est dans l'épée, les triomphes aussi, et je crois que l'épée doit toujours être celle « de vérité ».

Ce jour là, Juan Mora nous gratifié de quelques détails splendides, tels cette trinchera au ralenti tout en douceur. Photo&légende de Piroulet via Flickr

Le 7 août 2011, à Bayonne, seulement deux souvenirs me restent. Le premier, cette trinchera de Juan Mora (photo). Le deuxième, plus en rapport avec le sujet de l'article, les sifflets qui fusaient au bout de 3min30 ou 5min de faena lorsque Mora se préparait à tuer sans passer par la case callejon et surprenait la quasi totalité des tendidos. En revanche, aucun souvenir de José Tomas, ni du triomphateur Juan Bautista et encore moins des toritos de Vegahermosa...

Clément

2 commentaires:

  1. Il y a encore pleins de progrès à faire :
    - l'étoffe de la cape
    - l'étoffe de la muleta
    - les chaussures
    - le costume
    - les banderilles
    Il reste encore à intégrer la publicité sur les planches, la cape, la muleta, le dos des piétons, le toro.
    Il manque des pompoms girls pour annoncer le torero, le toro et les tercios.
    Et aussi de véritables loges, à l'abri des regards avec champagne et petits fours.

    On a encore de bons moments en perspective.

    JPc

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  2. Je pense sérieusement, vue la dernière photo de Manzanilla sur un blog espagnol, que ce mec devrait vite se reconvertir dans le porno: çà ferait un peu d'oxygène, bénéfique pour la toreria, le terrain serait un peu plus dégagé pour les machos qui méritent de toréer, mais qui ne posent pas, EUX, pour les magazines pipoles de merde.

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