mardi 21 mai 2013

Vic II - Pas de débordements, s'il vous plait *




Les dives bouteilles ouvertes pendant l'exubérant et fastueux  pique-nique (j'invite ceux qui croient que je pèche par excès de langage à se reporter séance tenante au Nota Bene n°1 du présent post)  organisé au Caillou n'ont pas eu raison de mes petits - mais néanmoins douloureux - maux venus tout droit d'outre-reseca. C'est donc d'humeur morose que je me suis rendue à la course, et c'est d'humeur lugubre que j'en suis sortie.

To make a long story short : les beaux Cebada Gago m'ont déçue.
Pour autant, je suis reconnaissante à l'organisation de n'avoir pas annulé et aux toreros d'avoir accepté de rentrer dans ce ruedo meuble et gluant.

Pas du tout convaincant à son premier, Robleño a décidé d'engloutir une boite d'épinards à son compliqué second qui lui bouffait du terrain à chaque passe. A partir de là, le maestro a "maestré"... mais sans grand succès malheureusement. 1 oreille pour la volonté.

David Mora a "moréé" (un Nota Bene n°2 a été rédigé à l'attention des lecteurs n'ayant jamais vu toréer le sieur Mora) et s'est peut-être même dit qu'il était en train de fabriquer un chef d'oeuvre à son 6ème. Bien qu'excessive, notez que cette hypothèse n'aurait pas été totalement absurde s'il avait fait l'effort de se croiser et s'était piqué de quelques prétentions lidiadoras.
Concernant la vuelta al ruedo accordée au 6ème toro, j'ai beau m'aventurer à de folles conjectures et admettre sans réserve que la bête est allée avec une certaine classe par 2 fois au cheval, la sortie du mouchoir bleu continue à me troubler.

Fernando Cruz... Chaque passe fut une mésaventure que les témoins les plus favorables ont mis sur le compte de l'état de la piste ou d'une mauvaise récupération mentale de sa blessure madrilène. 

NB1 : Foie gras du Gers, coppa, jambons et parmesan de Piacenza, étoiles de Mont de Marsan, cannelés de Fabienne, confit de Porc, poulet aux épices du Tonerre, fromage de Brebis, saumon fumé bio du Feu de Dieu, pastis d'Amélie, fraises et chantilly de Folie. Le tout accompagné de vins peu ordinaires.

NB2 : Moréer -> Verbe intransitif signifiant "toréer le plus souvent de manière prévisiblement lointaine et profilée, en donnant parfois l'illusion de l'élégance, alors que le sujet a les capacités de bien faire". 

* Ma manière à moi de rendre hommage à R., L., J.L., R., O., J.F. ainsi qu'à Monsieur et Madame L.


1 commentaire:

  1. Je ne suis pas objectif donc je ne vois que les aspects positifs de Fernando Robleño. Dimanche il a été émouvant de combativité comme l'an dernier en juillet. Jamais il n'a renoncé; il a accepté le bras de fer et selon moi il n'a pas perdu ce compat pourtant bien mal engagé. L'oreille qu'il coupe est bien plus méritée que celle qu'aurait immanquablement coupée Mora si celui-ci avait tué du 1° coup!
    J'ai beaucoup aimé ce lot de Cebada; je l'ai parfois trouvé passionnant.
    Sur Fernando Cruz je ne peux rien dire si ce n'est une immense peine; le ressenti d'avoir presque perdu un ami.
    Jean

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