mercredi 22 mai 2013

Vic III - "71" *






Je n'ai pas l'oeil du maquignon mais cette année, la "concours 3 élevages" m'est apparue présentée (à l'exception du 1er Margé qui semblait ridiculement peu armé - mais peut-être était-ce une illusion d'optique provoquée par le précédent Murteira Grave qui griffait le ciel). 

24 piques mais les plus grands souvenirs viennent des hommes de Castaño aux deuxièmes tiers.

Le premier La Quinta qui semblait avoir encore un million de passes fadasses dans le ventre a fait le tour du rond avant de partir au desolladero. Au moins, on a évité l'indulto. Faut voir le bon côté des choses.
Malheureusement, ce n'est pas devant ce genre de toros que Diego Urdiales se grandit. C'est dans l'adversité qu'il construit, qu’il ne lâche rien, qu’il finit par asseoir sa domination. Et c'est quand il est à Bilbao. Et c'est face aux Victorino Martin. 
Nous étions à Vic. Et il lui restait un Murteira Grave et un Margé à combattre. Je veux bien croire que le premier cité n'avait peut-être pas une passe, admettons, mais le travail fait au second (un Murteira Grave sorti en remplacement du Margé pour cause de corne cassée suite un impact sonore au cheval) l'a plutôt fait passer pour l’empereur des cuistres que pour le lidiador dont j’ai vanté les mérites ci-dessus.

S'il faut absolument un vainqueur au concours et que le prix ne peut rester disierto, c'est à mon humble avis le second La Quinta qui le mérite le plus.
Trop cassé à la cape par Javier Castaño et très compliqué à la muleta, ce Rompecapa nous a offert un premier tiers de 5 piques prises inégalement mais avec culbute, galop et brusquerie de bon aloi bien que sortant seul dès la deuxième rencontre. La charge déviante à droite de celui-ci et la corne gauche avisée du Murteira Grave sorti en 4ème ont contraint Castaño à faire une faena de chaque main, mais sans jamais les mélanger. Peu de choses à dire du seul Margé lidié. 

D'aucuns s'étonneront que, pour une fois, je ne me répande pas en verbiage louangeur sur Adalid, ses exploits aux banderilles et son insolite silhouette. Mais c'est parcequ'en ce jour, il y eut un autre très grand torero en piste : Fernando Sanchez, tout en pureté, sobriété, classe, clairvoyance et constance. Les deux font la paire.

Personne n'a proposé à Morenito de Nimes de faire un quite (ou alors j'ai mal vu). 

* Ma manière à moi de dire à Mike Tyson qu'il n'a qu'à bien se tenir

1 commentaire:

  1. Pas de quite de morenito de Nîmes malgré la demande ainsi que la demande de cambio, de torero.
    Pour le La Quinta, le second était un sacré Tio avec une corne droite assassine. Un toro que j'ai largement préféré à ce fadasse Bolero ! Néanmoins il sort seul de la pique à plusieurs reprises et ne pas être primé.
    Celui que j'ai préféré est le sobrero de Murteira, le n°111, qui avait une présence en piste impressionnante et mort bouche close malgré qu'il ait été assassiné à la pique, pris 30 capotazos inutiles, appris tous les vices, bref espérons un lot pour l'an prochain.
    Urdiales torero de supermercado.

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