lundi 26 août 2013

Dias festivos

Bilbao….et ses cartels désormais  toreristas, qui ne sauvent pas  les après midis de bâillements. On « s’enmerde » là comme ailleurs et la plaza se vide chaque année un peu plus, là comme ailleurs. Crise ou pas crise. On vient à Bilbao en touriste culturel et gastronomique et on consacre deux heures en soirée à la plaza  car cela fait partie du circuit avant le grand sevrage de la « rentrée ».

Les conférences du Cocherito Club , les tertulias d’Ercilla, les colloques d’Indautxu  et tous mulets du Nervion  n’y changeront rien. On baille à Bilbao et Matias Gonzalez, là haut perdu dans les tapisseries se demande combien de temps tout ce cirque peut encore durer.

La décroissance tauromachique présente au moins un aspect sympathique : nul besoin de se lancer dans des réservations compliquées de billetterie. On s’installe confortablement et par affinités à peu prés où l’on veut. Le bar est accessible et les pissotières rarement saturées. 

On va peut être nous expliquer que les « victorinos » sont de retour depuis dimanche à Bilbao. C’est aller un peu vite mais dans un lot « desigual » de corps et d’esprit, quatre Toros (2/3/4/5) se sont distingués. Quatre Toros sérieux, encastés,  loin des mollassons déficients habituels. Réservés aux piques quand même,  ils ont  livré des combats soutenus parfois nobles, parfois retors. Vrai tio le quatrième qui ne plaisantait jamais.

Et Antonio Ferrera a conservé son enthousiasme et affiche une belle maturité, assortie de tercios de banderilles audacieux et  puissants et trois naturelles parfaites.

Et Urdiales qui aussi se joue la peau, s’embrouille parfois, passe tout prés de l’infirmerie et coupe une vraie oreille.

Et la pluie annonce le Cid, on sort les ponchos, le Cid sort un estoconazo, on sort contents.

El Ubano

8 commentaires:

  1. Ouais, bon, tout ça c'est vite dit ! Y'avait quand même encore un quart d'heure de queue (avant et après la course) aux toilettes des dames l'an passé. C'est juste pour préciser.

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  2. MUY BIEN AMIGO tu as raison, avant tout on s'emmerde, partout. DEPUIS LONGTEMPS MAINTENANT, les anti n'ont pas besoin de faire le coup de poing, la corrida se meurt toute seule ils peuvent se frotter les mains, par contre les vrais responsables, organisateurs, toreros, financiers, si ils se remplissent les poches encore, peuvent dire c'est notre faute, notre très grande faute, les vrais assassins c'est nous Mais fondamentalement ils s'en b......... A l'image de notre pauvre monde A BIENTÖT

    PACO 60

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  3. Il reste encore et heureusement quelques placitas où l'on ne s'emmerde pas, même si tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite et comme on l'espérait: il reste encore des encastes qui apportent de l'imprévu, des novillos et des toros retors, mansos con casta avec des pitons, et du genio, pas que des merdouilles sur roulettes. C'est cela qu'il faut continuer à voir et défendre. Après, c'est sûr, ce sera la fin, par la magouille, le business, les trafics de toute sorte.... Combien nous reste-t-il à difrutar de quelque chose de propre, d'authentique, malgré la crapulerie des picadors aux ordres des toreritos crapuleux?
    Tu as raison, mille fois, PACO 60, mais je veux espérer encore, même si çà n'est pas facile, entre les taurins podridos, leurs complices qui nous fusillent du regard depuis les callejons, et nos voisins de tendidos des peña "CCHHHHUUUUTTTT", les gogos hypnotisés par la médiocrité ambiante
    Quel gâchis!

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  4. il n'as pas pu s'empêcher de rajouter la dernière phrase (pedrito). là aussi c'est foutu.

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  5. Oui, mais il bave pas en anonyme, lui

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  6. Ce pedrito, quel homme! Tout de même !

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  7. Allez, ne te retiens pas, Jack LANG, lui, aurait dit: "Quel bel homme"!!

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