vendredi 10 juillet 2009

Silencio

Il est des matins où le café est particulièrement amer... Capuccino, un magnifique toro (colorado, ojo de perdiz) de la ganaderia de Jandilla, prend son destin en main à peine quelques mètres après la cuesta de Santo Domingo. Devant mon écran, je sais que nous allons assister à un carnage !! L'exercice de l'encierro me passionne autant qu'il peut parfois me dégouter, il me hante autant qu'il me séduit. Fantasme, horreur, pulsions, athlétisme, survie... autant de mots qui se bousculent dans ma tête à peine éveillée ce matin. Cette discipline populaire aux règles souvent mal respectées par les profanes livre toute sa vérité du toro... mais à quel prix !! Je suis et je resterai à jamais abasourdi par la régularité des comportements des ganaderias sur l'asphalte. Bien plus qu'en piste parfois.. Les Miuras effectuent tous les ans un contre la montre par équipe de haute voltige. Les Jandilla, eux, ils tuent. Ce matin, cuatro cornadas graves : 2 cuisses, 1 abdomen et une jugulaire. La jugulaire dont on ne connait pas à cette heure l'identité décèdera quelques minutes plus tard, à l'hopital de Navarre. Demain, samedi, ce sont les Dolorès Aguirre. Ceux-là détestent également le contre la montre par équipe. J'espère que les statistiques ne leur donneront pas à nouveau raison...

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