jeudi 31 mai 2012

Poudre aux yeux!!

Je n'ai aucun affect particulier pour Vic!
Pas assez d'histoire commune avec la plaza gersoise et, sécurité routière oblige une fiesta qui se déroule sans moi!
En spectateur lambda qui entre trois corridas, deux déjeuners et deux allers/retours Gers/Toulouse a englouti près de deux cents euros j'ai l'exigence du porte-monnaie et ne fréquentant aucun milieu autorisé le droit de ne pas m'ébouillanter à l'eau tiède!
Ni remontées acides,ni digestion difficile ou coup de chaud, mais un regard déçu lancé de sa file 13!

26/05 Pas vu, pas pris!
27/05 La concours!Certains jeunes fougueux s'indignaient de la présence d'un toro de San Roman visiteur des corrales de Ceret.Si dans une corrida censée présenter ce qu'il y a de mieux dans un élevage,envoyer au mieux du troisième choix est normal ils ont eu tort!
Et j'ai eu du mal à pas m'y "emmerder" à cette concours.Son obligatoire et interminable tercio à rallonge de piques, finit par me lasser car derrière le nombre de piques données combien d'entre elles le furent dans les canons, combien furent justifiées et nécessaires pour la bravoure en piste?
En regard de leur programmation contestée le dimanche après-midi, les Granier ont agréablement surpris!D'ici à les mettre autant en avant sinon pour louer le travail obscur, d'éleveurs qui n'ont que peu de moyens...Dans le lot un vrai bon toro: le 5ème et ses trois belles piques, mais la brusque muleta de Joselillo ne mit pas assez en valeur sa noblesse dans le sprint final.
28/05 Les Flor de Jara m'ont déçu.Hétéroclytes de présentation et malgré une vuelta(?) au 2ème pour trois piques prises avec envie, leur comportement sans grande vibration fut dans le ton général de cette feria!

Côté toreros? L'indigence ou presque!
27/05 La démonstration de grand courage de Barrera le dimanche matin était émouvante et prenante mais une paire de couilles fait-elle un torero? Morenito de Aranda à peine entrevu à cause de l'adversité,Ivan Garcia gagné par la peur!
Respectable et humain d'avoir la trouille c'est ce qu'a dû penser l'après-midi Raul Velasco tétanisé!Julien Lescarret tel qu'en lui-même:sympatique et brouillon.
Plein d'envie, certes, Joselillo est un bûcheron des sables, un torero pour bagarre d'arrière salle avec quelques mauvais garçons mais trop limité dans son expression artistique pour mettre en valeur le noblesse de son second Granier-avis tout à fait personnel et semble t'il peu partagé en ce jour.
28/05 Les masques de tartuffe sont restés bien en place!
A.Barrera à force d'erreurs a pris deux roustes, le gladiateur de la veille s'est mué en "amuseur" de pueblo pour pas une passe de piton al rabo!
Juan Bautista déroula tranquille, surpris de voir son 1er adversaire le précéder pour une vuelta.Il nous prit pour des villageois en fête pour lesquels il torée souvent.
David Mora en torero underground était plein de promesses, en presque vedette sa naturelle élégance a trouvé sa limite, celle d'une envie de tout casser qui a disparue.

Vic continue de vivre sur sa légende et 2012 n'en fut pas digne à mes yeux.
Le maire stoïque sous la bronca qu'il essuya cinq fois,en raison de la suppression des fêtes auraient pu se faire accompagner du prestataire taurin des lieux pour se sentir moins seul!
Au moins dans le callejon les comportements furent dignes , ni doigt, ni bras de déshonneur.
Tout n'est donc pas perdu!

lundi 28 mai 2012

Un matin pour rien!!

3/4 d'arène, soleil au rendez-vous, et A Barrera qui remplace I Fandino.
Quand sort le 1er Flor de Jara aux antérieurs en coton, le président somnole et laisse faire.
Barrera accueille avec deux largas l'animal, qui après deux piques anecdotiques subira la faena pueblerina du sévillan.A force de faire le show, il se fait cueillir lors d'une passe dans le dos, puis dangereusement à l'estocade provoquant l'émotion dans les gradins qui inviteront le matador défroqué et cul à l'air à une vuelta pour village en fête.
Le deuxième aux cornes peu agressives ne se fait pas remarquer outre mesure jusqu'à l'entrée du piquero où il file recta se prendre une forte ration de fer sans que la cape de Juan Bautista n'intervienne, deux autres piques prises avec appétit et le Flor de Jara est entrepris par l'arlésien dans une faena manquant singulièrement d'engagement mais rythmée.
Le Vicois frustré depuis samedi réagit positivement malgré une corne gauche rétive et un final villageois.Après une demie, une oreille est concédée ainsi qu'une vuelta pour le toro (?).
J Bautista engagé???
Le 3ème médiocre de présentation laissera ses forces au cheval et sa fadeur aura pour compagne une tauromachie périphérique de David Mora.
Quelques avertissements en cours de passes, la faenita ronronne .Saluts après estocade en arrière.
Au 4ème enfin bien présenté, maestro et péonage laissent faire deux piques au réserve (olé!!!).
Le Flor a quelques épines mais Barrera s'ingénie à ne pas toréer oubliant de tirer les passes.Le toro se retourne vite.Que d'erreurs...Barrera est certes un belluaire, mais sa tauromachie est vulgaire et tout se fait à l'arraché en se mettant en danger.C'est le toro qui domine tout au long de la faena.Le public apprécie néanmoins.Saluts après 3 descabellos qui font ranger les mouchoirs qui étaient prêts à s'agiter.
A Barrera ..à l'arrache!!
Le 5ème est un invalide remplacé par un beau mais mou El Risco.
Juan Bautista passe son temps à tracer des lignes.Les deux protagonistes restent parallèles et leur chemins ne se croisent jamais.
Faena des jours très ordinaires qui se termine dans le silence.
Le lourd 6ème est acceuilli par un Mora alluré.Après les piques sa charge sans dynamisme ne fera que mettre en exergue ce qui caractérise la tauromachie du madrilène faite de postures, d'attitudes et de passes lointaines de peu de pouvoir au final.Balade commune dans pas mal de recoins de la piste.
Silence. 
D Mora ...loin, si loin!
Présentation quelconque voire limite dans certains cas de toros sans très grande vibration, toreros en goguette qui humant vite l'ambiance du lieu, propose une tauromachie de supermarché Vic a continué sa glissade.

Catastro-vic!!

Une journée du 27mai de piètre qualité.
Sans la fête Vic n'est plus Vic, mais les toros de Vic sont-il toujours des toros pour Vic?
Comme le stade vélodrome par temps de crise à l'OM, les arènes ont dû mal à se remplir: entre deux tiers et trois quart de gradins occupés pour les deux courses du jour.

CONCOURS SANS DIPLÔME
                                 Un La Reina farceur!
Quatre piques spectaculaires (dont la dernière au regaton), Torreon(3ème) de Fidel San Roman toro corralero donna la meilleure réplique au cheval avant de se liquéfier sur place complètement vidé, ne permettant pas à Morenito de Aranda pourtant bien disposé de briller(saluts).
Le Moreno de Silva (2ème)  manso con casta permettait le succés.Il eut l'infortune de tomber sur Ivan Garcia méfiant et sans confiance qui toréa en reculant et de très loin (quelques sifflets).
Pour le reste peu de choses à se mettre sous l'oeil!
Le 1er Carriquiri faible des antérieurs se révéla tardo.Il n'en fallait pas plus pour Barrera marginal et en roue libre (saluts).
Au 4ème un Esteban Isidro très armé, indécis et au comportement d'assassin à l'arme blanche après quatre piques, Barrera à coup de quart et demi passes démontra du courage à défaut de talent.Et après une estocade concluante il coupa l'oreille du gladiateur, la seule du jour.
Agé, physique ingrat, fuyard le 5ème Alcurrucen n'avait rien à offrir, Ivan Garcia non plus-sifflets-
Corne gauche abîmée, malgré une sortie spectaculaire le Tajo de la Reina était faible et sans jus.
M de Aranda dut se résoudre à expédier les affaires courantes.
Que ce fut long de rester en place sous un soleil écrasant, en constatant une nouvelle fois les déceptions de la Concours.Des piques pour des piques à une majorité d'animaux qui n'avaient pas les qualités pour les supporter, des lanciers qui ne se distinguent pas et dénotent le continu déclin du professionalisme dans leur métier.La corrida concours? A éVICter à l'avenir!!

CHEMIN DE CROIX
Sale journée pour Raul velasco
L'après-midi, Vic nous offrait un cartel digne d'un village reculé de basse andalousie pour ses fêtes patronales.Le résultat fut à la hauteur des espérances!!
Les toros de La Cruz (Granier) se révélèrent pour quatre d'entre eux sans qualité de grand fond, réservés ou fuyards.
A sortir du lot, le 4ème pour son goût pour la pique et  le 5ème qui en trois beaux contacts exprima de belles qualités de bravoure, sa noblesse méritait mieux que les passes de Joselillo.
Côté pietaille, peu de talents sur papier et malheureusement peu de talent exprimé.
Julien Lescarret s'en est allé en s'octroyant une vuelta d'adieu au 1er après une faena liée certes mais sans grand engagement, et au 4ème ne souhaita pas risquer les coutures du costume, le La Cruz finissant pas le serrer à force de ne pas être dominé (ovation).
Joselillo.Une insulte à l'élégance!Sans intérêt au 2ème qui n'en présentait guère lui aussi, il passa à côté de la corne droite du 5ème dont il vit les qualités mais le peu de moyens techniques et artistiques dont il dispose ne permit pas de la mettre en valeur.Vuelta(?).
Qu'est venu faire Raul Velasco dans le Gers?Complètement dépassé par le très mauvais 3ème à la démarche en crabe qui lui fit perdre toute lucidité (bronca), il se montra incapable de donner une passe correcte , centrée et dominatrice au 6ème (sifflets).Avec aussi peu de contrats, démontrer aussi peu d'envie est surprenant!!
On l'aura compris , avec une grande médiocrité pour viatique, Vic nous a emmené au bord du gouffre de l'ennui!!

jeudi 24 mai 2012

Déchèterie



Fidel San Roman se débarrasse d'un toro à la Corrida Concours de Vic.

Curriculum Vitæ du toro en question :

- Nom : Torreón
- Numéro : 45
- Couleur:  Noir
- Naissance : Septembre 2007
- Expérience :
  • Samedi 9 Juillet 2011, sobrero de la novillada d'Irmaos Dias à Céret.
  • Lundi 15 Août 2011, postulant pour la novillada de Roquefort
 - Équipement : Fundas

Deux autres articles sur cette problématique concours : Titulaire (par Florent Moreau-aficion a los toros) & Concurso de desechos



VIC-toire ou VIC-time?

Dans quelques jours Pentecotavic, oui mais pour la première fois sans fête autour.
Ca doit tourner dans le têtes pensantes du Cercle Taurin Vicois, non pas par la faute du vin qui ennivre mais par l'incertitude liée à la disparition des agapes qui attiraient une large audience dont une partie se déversait dans les gradins.
La météo incertaine risque de peser sur la volonté des indécis de la dernière heure.
Les prix toujours aussi exhorbitants obligent de toute façon à faire des choix.
Et le choix est-il excitant?
Le petit sondage d'accueil du blog qui reste à interpréter avec de multiples pincettes n'est qu'un indicateur parmi d'autres, mais seulement 42% des répondants trouvent que les cartels sont interessants et méritent le détour.
Le choix éditorial de cette feria est celui d'une époque en crise: peu de risques (adieu du Fundi, xème visite de Juan Bautista, le duo à la mode Mora/Fandino,l'éternelle concours) et à l'économie (bizarroïde novillada mixte, un très faible cartel du dimanche après-midi).
Difficile d'y trouver de prime abord, un motif de tout laisser tomber pour un grand week-end et privé de fêtes qui plus est, projeter de passer trois jours dans le pays du Tariquet, du Floc et autre Saint-Mont.
Une feria de tous les dangers donc.Les fesses des organisateurs doivent se serrer!

Très révélatrice de la santé de l'aficion sera la fréquentation des arènes Joseph Fourniol alors...
Victoire car succès de fréquentation et intérêt en piste ou Victime de la suppression des fêtes, du temps, et de la desaffection du public?

dimanche 20 mai 2012

Le soleil brillera t'il enfin?...Réflexions madrilènes.


Bilan de ces quelques jours madrilènes passés entre Tendido 6 et 7 au gré de quatre corridas et une novillada.
Les toros? Une déception bien entendu!!
De présentation , si les armures sont astifinas, la corpulence reste sujette à caution.Du poids certes, mais pas que du muscle.Il est vrai que nous n'êtions pas dans le cycle torista de la feria mais rien de bien impressionant bien au contraire quand on pense aux Valdefresno censés remplacer avantageusement les Vallesino.Quand au moral, aucun animal ne fit preuve de belles qualités.En 31 toros ou novillos le chat est bien maigre!
Il faut bien dire que le diamètre du ruedo madrilène (60 mètres) incite à la ballade et agit comme un bien cruel révélateur du manque de caste généralisé du bétail  actuel.
Combien de cornus s'en sont allés chercher barrières et portes du toril très rapidement, une bonne moitié au moins c'est dire si la déception fut grande!

 
Les toreros? Certains cartels c'est évident sont indignes de cette arène prestigieuse mais cela n'explique pas les comportements de certains toreros qui laissent pour le moins dubitatif.
Tejela est resté ce torerito que l'on connaît et Tendero n'a sa place que dans les villages.
Aparicio pathétique, se ment à lui-même et revêtir le costume de lumières ne fait plus de lui un torero
Le Cid est fini,, Jimenez confond le sable d'une arène avec le miroir dans lequel il s'admire en toréant
Conchi Rios et Salgueiro novilleros n'étaient ni en capacité ni en volonté dignes d'une San Isidro
Pour les autres?
Curro Diaz est resté inédit face à deux boeufs charolais, Del Alamo sans être exceptionnel a tenté et a justifié sa présence.
Fandino coupe une petite oreille mais a pleinement justifié son cartel en sauvant ce qui pouvait l'être le jour des Montecillo; et si Gallo plaît à Madrid à part quelques détails, sa tauromachie de mi-hauteur n'a que peu de poids sur ses adversaires!
Les trois vedettes du 17 mai ont eu un comportement responsable.Manzanares chahuté par le 7 est resté digne face à l'adversité, Talavante a faim et sera à surveiller de près cette année, quant à Castella il fit preuve d'un grand courage et d'une abnégation sans faille, peut-être symbole d'une resurrection après bien des saisons à se chercher.
Le jeune novillero Caballero (quasi débutant) a démontré des qualités qui donnent envie de le revoir mais il faudra que le jeune homme soit mieux entouré pour ne pas lui laisser faire autant d'erreurs dans la lidia

Les subalternes? Nay Zambrano picador de Gallo fut le seul à respecter les canons de son métier..la cuadrilla de Manzanares fut exceptionnelle, celle de Castella de qualité..pour le reste on a beau être à Madrid peu d'application dans la brega, peones techniquement dépassés, maestros assez peu impliqués globalement dans la lidia, festival de piques traseras, de cariocas.
Le public? Du touriste béotien au gentil voisin qui vous fait profiter des gateaux et autres tapas qu'il a emmenés en passant par le vieil abonné et sans oublier les coupeurs de têtes eu tendido 7, il garnit abondemment les gradins malgré la crise et le peu d'attractivité des cartels.
Il faut bien dire qu'à 11€ une file 4 au soleil pour une novillada et 17,6€ la file 13 pour une corrida, les prix restent très abordables et démontrent au passage qu'il y a sûrement un lien de causalité entre tarif et remplissage.
La partialité du 7 vis à vis de Manzanares et ses étranges silences lors des piques furent bien loin de ce que j'imaginais de la férocité et l'intégrité à laquelle il se réfère volontiers.Une pénible impression d'une auto-mise en scène pour récupérer quelques miettes de notoriété.
17/05 Las Ventas: des gradins  archi-pleins
Depuis, rien n'a semble t'il changé et le cours des choses n'infléchit pas  cette tendance de fond entrevue dès Seville.Quelque soit la météo du jour les nuages s'amoncèlent au dessus de la temporada bien mal embarquée!
Et finalement c'est à se demander si pour 2012, ce n'est pas en France que brillera ce soleil qui tarde à se lever en pays ibère?
Rendez-vous pour les ferias de Vic et Nîmes pour les premiers bulletins météorologiques.
Sainte Evelyne Delhiat priez pour nous!!!!

vendredi 18 mai 2012

Les emmerdeurs...


Pour certains indispensables trublions garants de l'intégrité taurine, pour les autres des empêcheurs de tourner en rond qui interviennent un peu trop souvent!!
Groupés au coeur du tendido 7 pour les plus anciens et pour une jeune relève qui semble poindre en grada 7 et 8, je les appelerai pour ma part les emmerdeurs du 17 mai!!
Dès qu'il y a de la vedette dans l'air, l'invective tombe drue, la contestation règne en toute partialité.
J.M Manzanares en a fait les frais face aux Victoriano del Rio.
Condamné en procès pour sorcellerie, tout ce qu'il fit fut suspect aux yeux des contestaires.
Pénible et improductif, car quelques toros qui présentèrent des signes avant-courreur de faiblesse auraient pu (et dû?) être protestés; mais ce n'était pas la préoccuppation du jour!
Face au 1er de peu de qualité, Sebastien Castella a fait preuve de courage et d'engagement.
Dès l'entame doitière de faena il prend plein buffet le Victoriano qui lui inflige une rouste terrible avec une cornada qui rougit le costume.Le français n'en tient pas compte et entrepend côté gauche l'adversaire, prend le dessus peu à peu avant de terminer par la droite de belle façon.
Superbe estocade et l'oreille tombe légitimement.
Sebastien grave promène le trophée, refuse d'aller à l'infirmerie.
S Castella blessure et oreille....
Le deuxième tombera dans les mains expertes de la cuadrilla de Manzanares, sans qu'il exprime par ailleurs des qualités particulières.
Dès le début de la faena , JMM trouve la distance à droite et enroule en deux séries Jubilado soulevant l'enthousiasme de Las Ventas.
C'était trop pour nos hurleurs qui profitèrent d'une première passe à gauche il est vrai décentrée pour entamer la caballe contre l'alicantin qui dut lutter contre l'adversité cornue et bipède jusqu'à la fin.
Troublé, sa faena baissa d'un ton et le public se mit à douter! Recibir en deux temps pour conclure et la pétition d'oreille n'est pas suffisante pour infléchir la présidence qui de plus n'a aucune envie de faire enfler toute polémique.Saluts.
Le 3ème pour A Talavante s'avère faible rapidement, faenita marginale donnée à un toro qui s'éteint comme la flamme d'une bougie qui se consumme lentement.Silence.
Au 4ème S Castella cherche la puerta grande et brinde à tous.Le début par statuaire met l'eau à la bouche mais dès la 2ème série, Orador réduit ses charges.Le français avec abnégation cherche la solution, la distance mais sans la trouver vraiment.Mais il y a bien longtemps que le biterrois n'était pas apparu si concerné et appliqué.La faena s'eternise.Silence.
Au 5ème reprise des chacailleries des anti Manzanares, il faut bien dire qu'à part la brega de sa cuadrilla toujours aussi exceptionnelle , le jeune homme ne se distingue pas particulièrement.
Le Victoriano est avisé car manquant de force vive et il avertit JMM rapidement en début de faena.
Malgré ce, le torero ne va pas rompre, s'arrimer et toréer près des cornes mais toutes ses tentatives sont systématiquement protestées!!Grande estocade.Saluts.
Le dernier déboule, Talavante le reçoit par delantales serrées et ovationnées.
Superbe démarrage statuaires exposées, trincheras pleines de goût.Mais Lastimado n'est pas un très bon toro et le torero doit batailler ferme pour arracher les passes.
Il opte pour une tauromachie dans les cornes mais le train du succès est passé!! Saluts.
Clairement et sans atteindre les sommets, la course présenta un intérêt certain chaque matador souhaitant marquer son territoire.
Tel le chien qui urine les gardiens du temple avaient marqué le leur vis à vis du trop people Manzanares.Dommage car inutile et agaçant (une partie du partie du public leur fit savoir que trop c'est trop!!)
Volonté et pundonor, Castella est de retour , sans adversaire de qualité Talavante a montré de l'appétit.Il y avait des choses à voir en ce 17 mai à Las Ventas et grâce à ceux del siete beaucoup trop de choses à entendre!

jeudi 17 mai 2012

Un basque à Madrid

Trois fois rien , c'est déjà quelque chose parait-il!
Mais cinq fois rien, c'est rien je vous l'assure!
Des cinq premiers Montecillo, il n' y eut que l'ennui pour seul compagnon.
Des toros sans race tombant sur El Cid se comportant comme un pré-retraité, Cesar Jimenez ampoulé, toujours aussi précieusement ridicule passant à côté du peu de potentiel de ses adversaires et Ivan Fandiño tombant sur un bloc de marbre: bref la loose!!!!
Et puis surgit Desconocido qui présenta moins de défauts que ses collègues.Il n'en fallait pas plus à Fandiño pour s'arrimer.
Il tira  de belles droitières engagées point d'orgue de sa faena qui descendit d'un cran avec la main gauche qui eut du mal à tirer trois passes consécutives.
Il s'engagea recta pour une estocade légèrement tombée fulminante qui lui permit de couper une oreille et pour un temps nous faire oublier l'indigeste et interminable prélude de cette course que l'infante Elena honora de sa présence!

mercredi 16 mai 2012

Piques et coussins

Que Julio Aparicio nous ait fait le coup de l'artiste en mal d'inspiration et de courage à son premier Ventorillo, passe encore!
Brega assurée par l'excellent Angel Otero-grosse chute du groupe equestre avec blessure du cheval-puis c'est le néant conclu par un assassinat en règle qui provoque une sonore et hostile ambiance dans les gradins!
Mais qu'il ait récidivé à son second est inadmissible.Aucune passe donnée à Terciopelo qui est lidié de bout en bout par Fernando Tellez.
L'animal provoqua une énorme chute du piquero, soulevant littéralement le cheval avant en seigneur mais aussi malheureusement en saignée de subir deux ignobles châtiments supplémentaires.
Chiffonnade d'un clown triste et fatigué, conclu par une infâme épée.Bronca majuscule!
Curro Diaz eut l'infortune de tomber sur deux Ventorillo dont l'unique qualité était de trouver sans GPS la porte du toril.Aucune passe possible, liquidés de deux vilains bajonazos de tueurs à gages mal rémunérés!
Eduardo Gallo nous la joue beau ténébreux mais ne propose qu'une tauromachie décroisée à mi-hauteur qui ne fait qu'amplifier les défauts de ses adversaires qui finirent par se décomposer.
Dans cet océan de rien et de pas grand chose nous eûmes droit à un très beau moment au 3ème grâce à Nay Zambrano piquero de son état.Salué par toute la plaza pour sa démonstration réalisée avec Cervato un faux brave qui néanmoins ne se fit pas prier pour charger de loin le cheval oú par deux fois il recut une pique magistralement donnée.
Il était aux anges le Zambrano en revenant au patio, ce n'est pas comme Aparicio qui subit quolibets et jets nourris de coussins au moment de partir.
Madrilènes , rassurez-vous, le vieux demi-gitan revient pour les derniers coussins le 29 mai prochain!!!!!

mardi 15 mai 2012

Miracle à Las Ventas


En suppléant Conchi Rios dans la brega, Raul Corralejo se fait déchirer la cape en deux par Lavandero de Buenavista.Il entreprend alors une course de repli vers la barrière distante d'une quinzaine de mètres.La foulée devient heurtée, les appuis se dérobent.Le peon s'affale de tout son long au pied du burladero.Corps gisant,la cible est idéale pour Lavandero qui délivre un terrible son coup de tête.Un bruit sourd retentit, pour quelques centimètres le novillo rate son objectif mais dans la violence du choc se casse la corne droite.Choqué et livide , Corralejo est relevé à grand peine, il claudique jusqu'á l'infirmerie d'oú il ne sortira plus.
C'est par la petite porte que Conchi Rios quitta penaude Las Ventas.Absente de la lidia, coupable de non assistance à personne en danger dans l'épisode Corralejo, elle traversa l'après-midi en totale transparence.Avec son 1er un Couto de Fornilhos, elle fut mise en danger à force de s'entêter à toréer plein centre et plein vent.Après une scandaleuse épée dans les sous-bassements et un début de panique au descabello, elle écouta ses premiers sifflets.Le 4ème un F Peña sans grande qualité finit par complètement se figer,Conchi faisant preuve d'un doute communicatif.N'importe quoi épée en main.Sifflets mérités!
Triste échec pour la jeune femme, qui semble sceller sa carrière tant elle apparut sans aucun recours technique et physique.
Tulio Salgueiro défila en inconnu,  il repartit tel quel à la suite de deux bien piètres prestations.
Faena de quart de passe à son 1er Buenavista dangereux à gauche, et à son second des passes et des passes mais pas une à sauver de la médiocrité!
Le tout jeune Gonzalo Caballero se comporta en novillero!Avec des moyens encore limités par une inexpérience légitime (2ème course) il proposa malgré une lidia défaillante une faena bien construite en séries alternées non dénuées de style et parsemées de jolis détails.Une entière en se jetant, une oreille!
Le dernier un F Peña qui cherchait appui des barrières ne lui donna pas la clé de la grande porte espérée d'autant qu'il fit l'erreur de l'entreprendre directement en querencia.
Belle entrée, temps chaud, vent génant....
On a beau être à Madrid, les lidias sont saccagées même si Curro Robles et Paco Chaves se firent avantageusement remarquer!




lundi 14 mai 2012

Et le tendido 7 s'est tû...

Des 6 Vallesinos prévus, deux seuls exemplaires ont foulé le sable madrilène.Quand on voit l'indigence des 4 Valdefresno qui les ont remplacés, il est permis d'avoir quelques doutes sur la probité des vétérinaires.
Devant une arène quasi pleine et avec un vent bienvenu pour raffraìchir une atmosphère orageuse, des jeunes seconds couteaux de l'arène misaient sûrement beaucoup sur leur après-midi.
Las, ils ont dû remiser leurs espoirs au placard en fin de journée.
Même les oecuméniques braillards du tendido 7 ont fini par se taire,c´est tout dire.
Face au 1er Valdefresno qui rapidement bouche ouverte promena son spleen en piste Matias Tejela esquissa quelques passes décroisées à mi-hauteur à peine perturbée par les cris du 7.
Protesté dès sa sortie , le peu cornu Vallesino qui suivit, en manso qu'il était, subit une lidia exotique de Miguel Tendero et sa bande.L'ambiance sonore monta d'un cran et ce n'est pas la brusqurie et la vulgarité du torero qui calmèrent les protestations.
Le 3ème un Valdefresno faible de présentation et de pattes souleva quolibets et nom d'oiseaux avant que Juan Del Alamo s'arrime pour proposer des deux cotés des séries liées de bonne facture.L'oreille ne semblait pas loin mais une brochette sous cutanée et cinq descabellos limitèrent la reconnaissance du public à un rapide salut.
620kgs de Vallesino sortirent en 4ème position.Pas de protestations et pourtant moral défaillant, l'animal ne s'interessa qu'au moyen de repartir au toril.C'était bien trop pour la superficialité de Tejela.Quelques sifflets au bout de l'ennui.
Coussin sous le bras, théatral, le leader des vociférants quitte les gradins.
Il aurait eu de quoi gueuler pourtant avec le 5ème Valdefresno, une sardine anorexique indigne de Madrid et de bien des endroits moins prestigieux.Un vrai froussard qui plus est , se figeant près des barrières, qui posera d'insurmontables problèmes à la pauvreté technique de Tendero.Tout le monde se tait vaincu par la morosité.
Le dernier , un bien piètre Valdefresno ne releva pas l'ensemble.
Un quart d'heure de vie publique dans le néant et c'est fini....Amorphe, l'emsemble du public quitte tristement les arènes, un bon moment déjà que les gardiens du temple n'ont même pas eu l'envie de vitupérer, tout se perd....

vendredi 11 mai 2012

En terre "sainte".


Fondamental pilier du rite initiatique de l'aficionado, se rendre à Las Ventas pour la San Isidro c'est réaliser son grand pélerinage, son Hadj taurin.
Depuis 1931 aux yeux des 23798 spectateurs potentiels et du monde du toro ,se sont révélés tant d'idoles de la tauromachie: toreros d'époque, toreros d'un jour ou toreros de Madrid.
Prophètes en ce pays si dur avec les hommes et si exigeant avec les bêtes, point de carrière et de vraie reconnaissance pour les porteurs de lumières sans succès sur le sable madrilène.
Haut-lieu de culte dont est bannie la musique qui caresse ailleurs les faenas pour la gloire, tout  sacralise le rite paien qui s'y déroule.
Du run, run des jours de triomphe, aux jets de coussins rageurs des jours de bronca, des invectives des gardiens du temple au tendido 7, aux endimanchés nobles ou roturiers aisés des premiers rangs Madrid résonne, tonne, ignore, rejette, fait et défait mais Madrid fait rêver!!
Se rendre Calle Alcala pour célébrer l'office de 19 heures, traverser les soixante mètres du ruedo en quète de son graal personnel!
En spectateur, la peur,l'admiration ou la pitié en bandoulière, prendre exalté une bouffée d'oxygène à la source pour retrouver le souffle qui devient court.....
Prendre son bâton et marcher, marcher jusqu'à ce lieu sacré.
La San Isidro débute, et pour quelques jours j'irai faire mes dévotions avec espoir.
Pendant ces quelques jours madrilènes, il me reste à escompter qu'au moins un toro rencontre son torero que les mouchoirs blanchissent et fleurissent sur le béton dans un miracle sans cesse renouvelé.




dimanche 6 mai 2012

Le changement c'est maintenant ?


La France d'en haut,d'en bas et du milieu à fait son choix.
Moral en berne, changer de tête à défaut d'être une solution au problème (re)donne espoir parait-il!
Le principe de l'alternance comme remède au mal qui nous ronge!
Si ça peut faire du bien à quelques uns et distribuer de salutaires coups de pieds au cul de certains autres, va pour le changement!
Les chantiers qui attendent le nouveau président sont nombreux , variés.
Une économie moribonde, des chomeurs par millions, des clivages moraux qui divisent et radicalisent, le nouvel élu et son équipe ont d'autres priorités que celle de s'embarrasser des questionnements sur la chose taurine.
Mais en ces temps de liesse et d'espoirs pour un camp, de tristesse et d 'incompréhension pour celui d'en face, pour celui restreint mais bien vivant (et votant) des aficionados voilà pour rappel ce que le désormais ex-candidat répondait aux questions des affreux du CRAC(-1) et des faux gentils, qui revendiquent 30 millions d'amis(-2)

1  J'entends votre indignation. La cruauté et la maltraitance animales sont des marqueurs qui indiquent le niveau de civilisation d'une société. Le spectacle de la corrida peut heurter certaines personnes, sensibles au sort malheureux réservé aux animaux, dont la mise à mort est reléguée au rang de divertissement et de spectacle.Néanmoins il n'est pas contestable que la tauromachie est partie intégrante de la culture méridionale au même titre que la gastronomie ou le parler local. Les férias constituent des rassemblements populaires tout à fait majeurs dans ces régions et réunissent des populations de toutes origines sociales dans une même ferveur pour la tradition taurine, vieille de près de deux siècles.
Réminiscence sanguinaire des jeux du cirque pour certains, pratique sportive festive et identitaire pour d'autres, la question de la tauromachie suscite des débats passionnels dans notre pays comme ailleurs en Europe. L'exemple portugais peut être médité. La tourada locale y garde une place tout à fait prépondérante ; néanmoins la mise à mort en public y est interdite, le spectacle présentant un visage plus familial, moins brutal. Il conviendra de trouver un compromis entre deux appréciations aujourd'hui trop antagonistes.Après cinq années de gouvernement du Président Sarkozy, beaucoup de travaux et de réflexions doivent être menés de front. Pour la plus grande majorité de nos concitoyens, de nombreux sujets autres que la tauromachie apparaissent d'une grande priorité. Aussi, je n'ai pas été amené avec mon équipe à conduire une analyse précise et étayée à ce sujet. Il conviendra donc de réunir après les échéances de 2012 l'ensemble des acteurs de la question taurine afin d'apaiser les tensions et les ressentiments qui demeurent entre les différents partis.

2 Je comprends que l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel immatériel de la France puisse choquer. La cruauté et la maltraitance des animaux sont toujours choquants. Le spectacle de la corrida peut heurter des personnes.
Mais je comprends aussi ceux qui considèrent que la tauromachie est partie intégrante de la culture méridionale. Les férias constituent des rassemblements populaires tout à fait majeures dans ces régions et s’inscrivent dans une tradition vieille de plus de deux siècles.Sur ce sujet culturel, qui touche l’identité même de régions et de traditions, je ne veux pas imposer une décision qui ne serait pas partagée par les populations concernées. C’est pourquoi je souhaite trouver des solutions permettant d’apaiser les tensions.

 Bon , bref côté toros on n'a pas le cul sorti des ronces, mais là n'est pas le plus important pour les années à venir!