vendredi 23 mars 2012

Comme c'est étrange!

"Moi, j'ai dit bizarre, bizarre, comme c'est étrange ! Pourquoi aurais je dit bizarre, bizarre ?
- Je vous assure mon cher cousin, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre !!"

Avant même que la temporada ne débute véritablement, les sentiments s'entremèlent.
Ceux qui aiment les toreros vont devoir apprendre à se passer de leur friandise favorite.
La vedette est chère et se fait rare dans les plus grandes arènes.
Et quand elle défile, on lui oppose de l'animalcule à roulettes pour un petit numéro bien huilé qui dechaîne l'enthousiasme du béotien ,ravit le fan, exaspère le torista, et frustre le reste de la troupe.
Ceux qui aiment les toros se désespèrent à force de compter le nombre de kilomètres qu'il va falloir avaler, pour trouver la perle rare et le bled exotique où sortira le bestiau d'exception.
Les tentatives désespérées de quelques arènes qui proposent des happening nouveau genre, façon mano a mano ganadero, ne rassurent guère l'amateur.La perte d'identité de quelques bastions (Vic pour n'en citer qu'un) n'émeuvent presque plus et le manque d'originalité de certains autres (après le La Quinta il y a quelques années, le Aguirre l'an dernier, on aura du Gil à toutes la sauces cette année) laisse dubitatifs la plupart.
Sur des sables mouvants, se construit cette saison 2012 qui s'annonce abracadabrantesque.
Dans le saugrenu qu'elle va aller cette année tauromachique, on le sent ,on le perçoit et sans se l'avouer vraiment on le redoute.
Et oui parce que si d'entrée de jeu et battu d'avance, les bras se baissent, ordinateur à portée de main pour surveiller d'un oeil faussement distrait des images taurines en streaming, l'avachissement dans le fauteuil guette.
Et de l'avachissement au renoncement, la frontière n'est pas bien épaisse.
Attention à ne pas capituler trop vite.
L'abstention électorale fait la part belle à tous les extrêmismes, alors en tauromachie ne nous trouvons pas trop de raisons de la pratiquer en laissant le champ bien trop libre à l'ennemi qui, tapi dans l'ombre attend pour surgir et nous faire mal!
Le bonheur est étrange en cela que celui qui ne l'a pas connu, n'est-il pas jamais vraiment malheureux?
Alors ne nous rendons pas bêtement malheureux, car nous avons encore le choix de ne pas l'être, et pour qui s'en donne la peine il y aura encore même en cette année capricieuse l'occasion de se fabriquer des souvenirs pour demain!

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